Thermomètre sur les questions bouillant de notre modèle éducatif

 

A tous vouloir trier, reléguer, hiérarchiser, sélectionner, compartimenter, cloisonner, formater, cadrer et domestiquer l’école met en danger psychologiquement et physiquement nos enfants. En a-t-elle conscience ?

 

 

L’intérêt de ces fragments de textes de différent auteur bien souvent inconnus mais avec pour la plupart une grande expérience sur le terrain du monde associatif, est que l’on y aborde l’école sous un angle nouveau et probablement peu commun, ce qui permettra, à notre avis, d’enrichir le débat.

En effet, notre activité, l’éducation par le sport et la culture, se trouve à la croisée des chemins (sport, culture, éducation, formation). Cette position particulière nous a permis d’avoir une vision globale et en fin de développer une analyse sur le modèle éducatif en général et l’éducation en particulier.

Fort de 30 ans d’expérience, à l’écoute de milliers de parents et de leurs enfants, notre regard sur l’école est détaché des aléas et des contraintes corporatistes.

Avec comme seule volonté la défense de ceux qui se trouvent de l’autre côté du pupitre, et la retranscription fidèle des difficultés qu’ils rencontrent, ceux-là qui n’ont jamais le droit à la parole et qu’on traite régulièrement d’irresponsables, de démissionnaires ou d’inciviques, ceux qui sont toujours absents du débat scolaire alors qu’ils en sont le cœur, les enfants et leurs parents.

Nous avons écouté, cherché, analysé, et nous parlons. Ne pas le faire serait à nos yeux une faute professionnelle, politique et humaine grave, sans compter qu’une véritable mémoire, en quelque sorte une bibliothèque collective, serait réduite au silence.

Notre démarche peut et doit servir à d’autres, loin des dogmes. Notre souhait est de susciter la réflexion, sans prétendre à la vérité universelle, mais simplement en donnant un outil supplémentaire pour l’analyse et l’action.

L’école est la responsabilité de tous. Par cette action, nous pensons participer, à notre niveau, à l’émancipation du progrès social.

 

Fort d’une expérience de plus de 30 ans au coté des familles et de leurs enfants nous avons constaté que les analyses des sociologues et des expert en pédagogie scolaire, étaient largement en décalage avec la réalité quotidienne des familles et de leurs enfants.

 

 

« NULS EN ECRITURE, NULS EN CULTURE, NULS EN MATHS » : NOS ENFANTS SONT-ILS DES CANCRES OU DES CRÉTINS ?

 

« En Belgique, et dans toute l’Europe, les sans diplômes souffrent bien plus que les autres de la crise. L’enjeu est crucial.

Ceux qui subissent le plus la crise aujourd’hui sont ceux qui n’ont pas de diplôme. Et encore, il faut un diplôme du supérieur et dans une orientation qui réponde aux besoins du marché du travail. Il n’y a pourtant jamais eu autant de diplômés. En Europe, l’obtention d’un diplôme est devenue un enjeu crucial. » ...

 

Reflexion sur la mixité sociale non inféodé aux idées dominante

 

Mixité sociale

Approches thématiques et sémantiques des dominations

Collectif Manouchian

Glossaire critique des notions liées aux discriminations racistes, sexistes, classistes

Critique du glossaire dominant

 

257La notion de « mixité sociale » est une catégorie discursive récurrente aujourd’hui dans le discours politique et médiatique et est un mot valise. C'est-à-dire un terme saturé de sens et d’arrière-pensées, mais qui ne font jamais l’objet d’explicitation dans le discours dominant. Et pour ce qui est de cette notion de peu ou pas de capacité à des usages liés réels90 de transformation sociale : par contre il dispose d’un fort rendement idéologique et donc un intérêt politique majeur.

Pour une ample lecture appuer sur le lien suivant:

Mixité sociale: Approches thématiques et sémantiques des dominations

 

Mixité sociale, qu’ils disaient

Noëlle DE SMET

Depuis le contrat pour l’école, les versions du décret inscriptions, les envies de nouvelles écoles, avec autres pédagogies et souci de faire baisser les trop grandes faiblesses scolaires dans les milieux défavorisés, la « mixité sociale » est souvent utilisée. Comme s’il suffisait de le dire pour que la réalité soi.

Pour une ample lecture appuer sur le lien suivant:

 

 

Ecole et mixité sociale :

Mélange toxique ?

Carlos Perez

L’intégralité du texte de Carlos Perez est lisible sur le site Joli Mai (www.jolimai.org)

 

Un débat inévitable sur la mixité sociale ?

La question de la mixité sociale pollue depuis dix ans toutes les tentatives de débat véritablement critique sur le monde de l’éducation, et empêche toute élaboration de critique nouvelle. La question de la mixité sociale n’est ni plus ni moins qu’une question de productivité et de compétitivité. Notre volonté est d’extraire l’école de ce schéma et de passer d’une école de la compétition pour tous à une école de la réussite et de la formation pour tous. Une école libre de la tyrannie de la production, une école qui admet l’erreur et l’introduit comme une valeur positive dans son processus d’apprentissage, une école qui n’est pas décalquée du modèle industriel, une école qui donne le temps aux enfants d’apprendre. Bref, une école où la santé et le bien-être de l’humain sont au centre des préoccupations.

Pour une plus ample lecture appuyer sur les 3 petits points:

...

 

La mixité sociale peut-elle se décréter ?

Chaque printemps sonne désormais le retour du « Décret inscriptions », censé mélanger les élèves de différents milieux sociaux dans un même établissement. Mais, à supposer que ce décret soit efficace, suffirait-il à instaurer une réelle mixité sociale dans les écoles ? Celles-ci sont-elles prêtes à vivre de façon positive ce mélange de publics ? Le système scolaire le permet-il ? Bref, dans l’état actuel des choses, une vraie mixité sociale est-elle possible et souhaitable dans nos écoles ? Deux enseignants donnent ici leur réponse.

Pour une plus ample lecture appuyer sur les 3 petits points:

...

 

L’école nuit-elle gravement à la santé ?

Grégoire Lalieu, Mouâd Salhi envoyer par mail | Partager22 janvier 2013

Article en PDF : La question fera sans doute sourire les adeptes de l'école buissonnière. Et pourtant, elle est très sérieuse. Stress, exclusion, dopage... L'école serait la cause de nombreux troubles chez nos enfants. Athlète de haut niveau, Carlos Perez anime un centre sportif dans un quartier populaire de Bruxelles. Sur le terrain, il a noué des liens privilégiés avec les familles, partageant leurs préoccupations. Il a alors pu constater que l'école était devenue un facteur déterminant dans les troubles qui frappaient les enfants. Carlos Perez a tiré un livre de cette expérience, L'enfance sous pression, qui vient d'être réédité. Il revient pour nous sur les problèmes qui traversent le système éducatif.

Dans votre ouvrage "L'enfance sous pression" vous pointez du doigt la productivité obsessionnelle qu'on impose à l'enfant. Les méthodes de l'entreprise et leurs objectifs de rendement se sont-ils immiscés dans le système éducatif ?

Pour une plus ample lecture appuyer sur le lien suivant:

http://www.michelcollon.info/L-ecole-nuit-elle-gravement-a-la.html

 

Quel(s) projet(s) scolaire(s) ?

Paru dans Contrastes, bimestriel des Equipes Populaires, mars-avril 2010

par LIESENBORGHS Jacques

Le projet « officiel », ce sont les missions de l’école telles qu’elles sont définies dans le décret de 1997. On y trouve des intentions vraiment progressistes : développer la confiance en soi de tous les élèves, former des citoyens responsables, solidaires, ouverts aux cultures de la planète, donner à tous des chances égales d’émancipation sociale. Rien que ça… !

Hélas, ce décret a, pour l’essentiel, débouché sur deux « sagas » : la saga des « compétences » et la saga des inscriptions. A mon sens, deux fausses pistes. Elles ont polarisé (presque) toutes les énergies dans les écoles et dans l’opinion, ces dernières années. Se convertir aux (ou combattre les) socles de compétences, ce fut et c’est toujours l’affaire des enseignants. Quant au débat sur la « mixité sociale », il a été réduit à la question des inscriptions dans les quelques grosses écoles secondaires de Bruxelles et du Brabant Wallon qui, depuis belle lurette, ne peuvent (ou ne veulent) offrir une place à tous les demandeurs.

Pour une ample lecture appuer sur le lien suivant:

http://www.changement-egalite.be/spip.php?article1784

 

L’Ecole à bout de souffle (ou la pression scolaire)

Psycho-pédagogue, orthophoniste, psycho-motricienne, grapho-thérapeuthe, grapho-thérapeuthe psychopédagogue… A 10 ans, Elena, en CM 2, a déjà été suivie par toute une flopée de spécialistes. Le but : l’aider à être meilleure à l’école. Elle n’est pas nulle. Elle dirait qu’elle se situe entre « bien et mauvais». Evidemment, ce n’est pas assez. Alors, depuis le CP, sa mère, Pascale, tente de l’aider. Cette année, elles ont préparé ensemble les évaluations de CM 2 : les exercices sont sur internet, et ne changent guère de ceux de l’an passé. Résultat, Elena a pu réviser correctement le parallélogramme, qui, coup de bol, est bien « tombé ». Pourtant, pour passer en 6ème, la petite fille devra suivre un ultime stage de soutien en juillet, rien de méchant, cinq demies-journées pour revoir ce qu’elle a déjà vu tout au long des trois trimestres et gagner le sésame pour entrer en 6ème l’esprit tranquille. Un peu moins stressée. Ou un peu plus, cela dépend du point de vue adopté.

Pour une ample lecture appuer sur le lien suivant:

http://www.changement-egalite.be/spip.php?article1784

Autres articles de l'auteur sur l'école!

Copyright © All Rights Reserved